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Vu, Lu, Entendu ...2

Par bou :: 22/10/2007 à 16:18

Vu,

 

« Control » à Utop’. Un film sur Ian Curtis, le chanteur de Joy Division. Tout était noir, blanc, froid, sombre…dans le film, comme dans la salle. Le film parfait pour un premier vrai jeudi soir d’hiver avec du vent et un manteau tout fraîchement sorti du placard.

 

Vu aussi des matchs de rugby, l’un à Marseille avec quelques amis et peut être 5000, 10000 personnes. Tout était bleu, blanc, rouge, festif, bruyant. Et puis…après cinq minutes de jeu un coup de froid là encore. Les quelques clameurs s’échappant de la foule lors des rares incursions françaises dans le camps anglais n’ont pas suffit à réchauffer une foule qui ne demandait qu’a s’enflammer…L’autre, seul devant ma télé. Sarkozy divorce, le France est bloquée…elle est humiliée dans le dernier match de sa coupe du monde. Noir c’est noir…

 

Lu,

 

Le portrait de Dorian Gray, quelques bons mots, beaucoup de bons mots en fait. Mais à part ça rien d’exceptionnel.  Une histoire dans laquelle je ne rentre pas, un texte lourd, long…non vraiment Oscar Wilde ce n’est pas tasse de thé.

 

Lu aussi, quelques articles de M. certains très bons, d’autres si intimes. Lu encore, le dernier article de Marion, sur Guy Moquet et son analyse, brillante, comme souvent. Guy Moquet ou  "emotion/réaction".

 

Lu enfin, Molière, un peu. Et ça j’aime autant que ce que Wilde m’a laissé indifférent.

 

Entendu,

 

Tout un tas de truc de l''autre coté du palais. Daphnée, encore ;  Joy division, of course ; Benjamin Biolay, toujours ; Katie Melua, de nouveau ; et Eric Clapton , enfin.   

 

Entendu aussi, le sonnerie du téléphone, lu son numéro, 06.14.92……, puis sa voix. Celle qui en une seconde met du baume au cœur et fait apparaître de nouveau le sourire que d’autres avaient malgré eux (elles...) fait disparaître un instant.

Dix jours...et même un peu plus

Par bou :: 05/10/2007 à 11:50

Dix jours...et même un peu plus. Dix jours sans écrire, dix sans avoir le temps de passer deux heures à raconter l'humeur du moment, dix jours sans inspiration, de toute façon. Pourtant depuis dix jours il  s'en est passé des choses…

 

 Depuis dix jours il y a eu "Mon frère est fils unique" à Utopia un samedi soir avec Ana, un film italien sur une fratrie divisée d'abord, entre communiste et fasciste, et dont la réconciliation signera l’éclatement définitif. Depuis dix jours il y a eu Daphnée, ses mélodies tendres et sa voix douce.

 

Depuis Dix jours il y a aussi eu « Anfield Road », ce match magnifique, maîtrisé du début à la fin, une équipe, une vraie, et ce but venu d'ailleurs...cause d'une explosion de joie collective rarement atteinte lors d'un match de l'OM ces dernières années.

 

Depuis dix jours il y a eu un peu de politique aussi. Il y a ce débat sur l'ADN, mon malaise face à cette mesure que je ne souhaite pas voir instaurée mais que j'ai du mal à condamner aussi vivement (et aussi malhonnêtement) que les ténors de ma famille. Mes amis n'arrivent pas à me convaincre, peut être parce que je les crois sur ce thème prisonniers de certains dogmes. Aucun des arguments les plus souvent invoqués ne parvient à me faire ressentir le sentiment de dégoût qu'en bon citoyen de gauche je devrais ressentir devant cette mesure. Mais comment pourrait-il en être autrement devant la faiblesse des arguments si souvent entendus? F. Hollande, interrogé sur LCP par une journaliste sur l'existence de tel test dans 12 autres pays de l'UE n'a rien trouvé d'autre que de relever le caractère facultatif de ce test dans ces pays. Face au journaliste lui faisant alors remarqué qu'il en serait de même en France ...un magnifique "Oui, mais ce n'est pas pareil...car nous on est la France" n’a fait que renforcer ce sentiment de malaise, de « too much » sur une mesure que l’on caricature à l’excès rendant là encore la critique si peu crédible. Invoquer des risques de dérive ? L’utilisation actuelle de l’ADN n’est pas moins « grave » que celle projetée ! Une violation des principes de la loi bioéthique ? Quels principes ? On ne parle pas ici d’une vielle loi, centenaire (comme celle sur la liberté de la presse en 1881 et celle de 1901 sur la liberté d’association). On parle de la dérogation par une loi à une autre loi (bioéthique) datant de 1994 et qui prévoit elle-même que face à l’incertitude des progrès de la science et de leurs utilisations à venir elle devra être révisée tous les cinq ou dix ans !!! Quand à la belle formule si bien exprimée par un ami (et que l’on retrouve dans la bouche de tous les dirigeants de gauche) « Je n’aime pas l’idée que ce soit la génétique qui décide de qui rentre en France », le sommet de la mauvaise foi est alors atteint ! Personne n’a idée d’interdire la venue d’enfants adoptifs ! Ce test n’est pas une condition nécessaire à l’entrée d’enfants étrangers en France, il est un moyen facultatif d’y rentrer plus vite ! Sans doute avez-vous de meilleurs arguments à me proposer... je ne demande qu'a changer d'avis.

 

Si je suis opposé à cette mesure c’est que son coût est élevé (environ 300 €) pour une utilité sans doute faible eu égard au nombre sans doute peu élevé de personnes concernées. L’obligation de saisir un juge avant tout test achève de me convaincre de son inutilité. Les juridictions françaises sont suffisamment encombrées et la procédure sera alors allongée ce qui lève le seul avantage de ce test.  

 

A coté de ce malaise, ce trouve également un second, celui de voir qu'a coté de l'acharnement sur la mesure évoquée (qui, selon l'avis de la plupart relève plus du symbole qu'autre chose, chacun relevant que le nombre de personnes laissées à la frontière par cette mesure sera probablement proche de zéro) les responsables de mon parti gardent un silence dérangeant sur une autre mesure, censurée par les sénateur UMP, là encore, celle visant à imposer la maîtrise de la langue comme condition préalable au regroupement familial. Comment peut-on garder le silence face à cela ! Comment exiger de la femme d’un immigré chinois qu’elle apprenne le français au fin fond de la Chine ou dans un village pauvre du Sénégal. Même si l’on fait abstraction des difficultés de trouver aux quatre coins du monde un professeur de français, il est complètement cynique de contraindre une personne qui arrive à peine à se nourrir de payer pour apprendre une langue sous peine de ne pas pouvoir rejoindre sa famille. Ce ne sont pas les deux mois (au maximum) de cours de français dispensé par la France dans les pays demandeurs que la loi prévoyait, qui vont permettre à une personne modeste, travaillant et habitant loin d’une ambassade, de changer les choses. Des personnes resterons à la frontière, d’autre verront la procédure encore allongée…les plus vieux, les moins instruits auraient eu le plus grand mal à passer cette  « évaluation de la connaissance de la langue et des valeurs de la République ». Mais sur ce sujet là…rien ou presque! Comme si un symbole qui attire les caméras valait moins qu’une mesure inique mais fort peu médiatique tant elle semble relever du bon sens si l’on ne s’y attarde pas…Ce serait donc ça la politique. Du symbole et uniquement du symbole ? Comment condamner la suractivité du Président en invoquant le fait qu’en sur-réagissant sans cesse au moindre fait divers il est dans le symbole et non dans l’action si l’on est soi même attiré par le symbole au détriment des mesures qui elles auront des conséquences ?

 

 

Des Armes...

Par bou :: 22/09/2007 à 13:47

 

Des armes, des chouettes, des brillantes
Des qu'il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu'il faut caresser comme pour le plaisir
L'autre, celui qui fait rêver les communiantes

Des armes bleues comme la terre
Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme
Dans les yeux, dans le cœur, dans les bras d'une femme
Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère

Des armes, au secret des jours
Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discours

Des armes, des armes, des armes
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d'un vers français brillant comme une larme

 

Paroles : L. Ferré / Musique: Noir désir...à écouter absolument ici

"Plutôt crever que mourir...sans de beaux souvenirs"

Par bou :: 21/09/2007 à 1:19

Un beaux souvenir, ce sera « Trash Yéyé », le nouvel Album de BB sorti le 10 septembre (BB c’est Benjamin Biolay, Brigitte Bardot étant – artistiquement parlant – morte). C’est du Benjamin Biolay, on le sait tout de suite. Déjà quelques chansons qui marquent, « Qu’est ce que ça peut faire », « De beaux souvenirs »« La chambre d’amis », des formules qui résonnent « Plutôt crever que mourir…sans de beaux souvenirs », et des mots ou expressions dont on se demande avant de les entendre dans sa bouche comment il est possible de les utiliser dans une chanson et de trouver ça beau (Chat angora, Mordoré, Singe, épitaphe, angle droit, oriflamme…). Après il y a le reste, la part d’irrationnel qui fait que cet artiste me touche plus qu’aucun autre. Beaucoup disent que ça ressemble à Gainsbourg. C’est vrai. De plus en plus. Mais en mieux, indéniablement.

 

Un autre beau souvenir de cette période ce sera Sicko de M. Moore. Pas aussi bon que Bowling for Colombine, mais moins manichéen et plus réussit que Fahrenheit 9/11. Quelques approximations, quelques inexactitudes c’est vrai ! Mais à l’arrivée le sens de la démonstration de Moore est brillement utilisé et l’on ne peut que constater qu’il est sans doute plus agréable de vivre dans la France de Sarkozy que dans l’Amérique de Bush (comme dans celle de Clinton d’ailleurs - Au passage, alors que certains fusillent Jospin pour les propos tenus sur Royal je préfère retenir que c'est à lui que l'on doit la CMU. Quand on voit la situation des plus défavorisés aux Etats-Unis...on en saisit l'importance. Rien que pour ça, j'ai pour lui un respect infini. Je déteste ceux qui brûlent ce qu'ils ont adoré).

 

Comme les mauvaises expériences d’aujourd’hui font les bons souvenirs de demain, l’inondation de ma chambre à cause d’une fenêtre laissée ouverte pendant les deux heures de, « Sicko » et l’heure passé à écoper, à éponger, à jeter, et à mettre à sécher, restera sans doute un beau souvenir. Concernant l’autre pièce, j’ai saisi à l’occasion tout l’intérêt d’un tapis devant une fenêtre.

 

« Petite maxime de Shopenhaeur : Ne pas débattre avec le premier venu mais uniquement avec les gens que l’on connaît et dont on sait qu’ils sont suffisamment raisonnables pour ne pas débiter d’absurdités et se couvrir de ridicule ». Un bon souvenir là encore que je garde (sans malheureusement le mettre en application sans quoi je devrais quitter le MJS). T’en souvenais tu ? Il trouvera sa place à coté du dernier. Aviez vous déjà remarqué que MAIS est l’anagramme d’AMIS ? Faut-il en déduire quelque chose ?

 

Un denrier beau souvenir. L'OM a battu Istanbul pour son premier match en Ligue des Champions depuis 4 ans. Ce corner, le poteau et tout le monde qui se lève...C'était bon.

En vrac - Acte I

Par bou :: 10/09/2007 à 18:43

-         J’ai vu Persépolis avec Stpeh à Utop’ samedi soir. Ce film (dessin animé), c’est sans doute le meilleur moyen de se faire une idée sur l’Iran aujourd’hui et sur le "pourquoi" de cet Iran là. On y voit des occidentaux jouer aux apprentis sorciers et déstabiliser un régime (Comme dans le Chili de Pinochet,  l’Irak de Saddam, ou l’Afghanistan des Talibans…) on y voit des statues qui tombent qui en rappellent d’autres, des révolutions, mais aussi des fleurs de jasmin, une petit fille qui grandi, on rigole beaucoup, on pleure…un peu.

 

-         La révolution, elle, continue au PS. Après que Ségolène ait expliqué que « le marché était aussi naturel que l’air que nous respirons » (quelques socialistes, parmi les plus jeunes et les plus vieux en sont sans doute mort étouffé – Il n’est pas facile de crier mort aux aux traîtres la bouche pleine), E. Valls, devancé par F. Hollande trouve normal de réformer les régimes spéciaux de retraites, les 35h sont critiquées de toute parts et Pascal Lamy, socialiste honni il y a encore quelques semaine et président de l’organisation mondiale du commerce est l’invité d’honneur des journées parlementaire du PS (Il y a deux ans c’est Bernard Thibaud de la CGT que l‘on acclamait au congrès du Mans…les temps changent), enfin Michel Rocard est une star à la Rochelle cette année alors qu’il était THE invité à l’université d’été de l’UDF l’an dernier. Les temps changent…vraiment !

 

-         Une question quand même ? Tous ces leaders qui se découvrent sociaux démocrates du jour au lendemain retournent-ils leurs vestes ? trahissent t-ils leurs convictions ? Non, je pense plutôt qu’ils remettent leurs vestes à l’endroit et qu’ils avouent enfin à l’opinion ce qu’ils savent et croient depuis toujours mais qu’il pensait être politiquement trop peu vendeur. Depuis Bayrou a fait 17 % et nous a piqué une partie de notre électorat et l’extrême gauche n’en fini plus de sombrer, il devient urgent de dire la vérité si l’on veut gagner les prochaines élections. Il est tant de s'avouer que ne pouvons plus prendre notre retraite à 60 ans alors que l’on rentre sur le marché du travail de plus en plus tard et que le système équilibré à l’époque de sa création quand nous vivions en moyenne 8 ans après la retraite n’est plus viable aujourd’hui alors que l’espérance de vie est environ de 75 ans et que le taux de seniors dans la population explose !

 

 

-         Le MJS est toujours un parti stalinien et l’AF (animateur fédéral) que je n’ai pourtant jamais soutenu est contraint à la démission dans des conditions scandaleuses obscures et non démocratiques. Je déplore son départ….là encore les temps changent.

 

-         Je n’ai jamais aimé les « one man show ». Aller dans une salle ou louer un DVD pour se mettre à rire sur commande je trouve que c’est un peu le niveau zéro de la spontanéité en matière d’humour. J’aurai jusqu'à hier eu beaucoup de mal à répondre à la question suivante. Quel est mon humoriste préféré ? Aujourd’hui je sais, j’ai eu comme une révélation… une évidence. Je l’ai vu plusieurs fois, il m’a toujours fait beaucoup rire et les heures passées à l’écouter ont toujours étés de bons moments qui comme tous les bons moments passent vite. Les curieux regarderons cette vidéo de deux minutes environ et ne pourront comme moi que convenir du sens de l’humour aigu de cette personne ! L’humour est encore meilleur quand il est là où il ne devrait pas être…

Un mariage comme tous les autres...ou presque

Par bou :: 05/09/2007 à 1:31

 

 

Vu de l'extérieur, c'était un mariage comme tous les autres. La famille et les amis réunis, des costumes, des cravates et quelques chapeaux, un passage devant le maire, des choux à la crème, quelques invités qui s'incrustent au repas, une piste de dance occupée jusqu'a 6h du mat, trois plats du vin et du champagne...beaucoup de champagne. Vu de l'extérieur, c'était un mariage comme les autres, une Robe magnifique et une mariée que tout le monde trouve magnifique, un bouquet à la vierge et quelques personnes qui auraient voulu éviter ce passage à l'église ou elles ne sont pas retournées depuis le baptême du petit neveu, un père fou de joie à qui l'on a greffé un appareil photo dans les mains, des grands parents sympa et fiers de leur petite fille, tous les cousins du marié qui mettent l'ambiance comme d'habitude. Vu de l'extérieur, vraiment, c'était un mariage comme tous les autres...

 

Sauf que ce mariage, ce n'était pas un mariage comme tous les autres. Dans les autres mariages, il n'y a pas Helmut qui dance déchaîné sur la piste, dans les autres mariages je n'avais jamais vu un buffet des desserts avec une fille qui fait des petites crèpes et une fontaine de chocolat. Dans les autres mariages le marié ne met pas la robe de sa femme et dans les autres mariages je n'avais jamais mis une cravate rose. Dans les autres mariages, l'animateur ne fait pas non plus un malaise le matin, il n'y a pas un toît de rose au dessus de la table des mariés et la femme de l'animateur ne fait pas à son tour un malaise à l'église. Dans les autres mariages, il n'y a pas mon ancien professeur de droit civil. Dans les autres mariages enfin, on ne va pas acheter des pains au chocolat à l'ouverture de la boulangerie (seconde photo) et je ne fabrique pas une partie des photophores.

 

C'est sûr ce mariage, ce n'était vraiment pas un mariage comme tous les autres. Ce n'était pas un mariage comme tous les autres car jamais, au moment où le maire unit les mariés (première photo) je n'avais vu mes zygomatiques se contracter aussi longtemps, sans pouvoir les contrôler. Dans les autres mariages je n'avais jamais eu non plus les larmes aux yeux. Dans les autres mariages... ma meilleure amie ne se mariait pas avec l'homme qu'elle aime.

 

Ce mariage, c'était juste un mariage unique, c'était juste...un mariage comme aucun autre.

 

 

 

Quel été de m...ille sept

Par bou :: 31/08/2007 à 19:56

Une rupture, 26 ans, un festival en demi teinte, deux écrans de téléphone portable cassés de la même manière, Léo Ferré, Amy Winehouse et Can en boucle sur mon I-pod, quelques soirées de folie au « Bar du In », pas mal de verres place Pie, une quinzaine de pièces plus ou moins appréciées, des demi-citrons aux « Célestins », une soirée chapeau, un apéro délirant sur l’île de la Barthelasse, des matchs et encore des matchs, des fans de Mika et de Christophe Mae, un blog, des heures et des heures passées à discuter sur Msn, quelques soirées/nuits à boire du vin en discutant chez moi de choses absurdes, des glaces au Yaourt et à la cannelle achetées rue St Agricol, des nouvelles têtes, quelques coups de soleil, une victoire au poker, des courbatures à cause de la Wii, des journées dans tous les magasins de la ville à chercher désespérément un costume, mille colombes, un éphémère coloc, une statue grecque frigide, trois bouteilles de Pulco citron, des légumes achetés aux agriculteurs du coin, quelques retours aux sources, des ballades la nuit, des clips sur MCM, des après-midi à découper des petits cœurs en tulle ou à fabriquer des photophores, un enterrement plutôt festif en Ardèche, Molière et Milan Kundera, lire et relire les mêmes passages de la « théorie pure du droit » et de la « théorie des normes », l’appart avec la plus belle vue de la ville, Caramel, une vraie dispute, beaucoup de retrouvailles avec des personnes un peu perdues de vue, un peu de politique, quatres après-midi à réfléchir au petit mot qui va avec le cadeau de mariage, et enfin, trois belles rencontres plus ou moins réelles…

 

L’été est fini. Demain c’est le premier septembre...et elle va lui dire oui.

Une lueur d'espoir...

Par bou :: 27/08/2007 à 0:40

 

La fin des dogmes est-elle proche ? Sans doute pas. Il n'empêche qu'hier, deux ont vacillé...

 

Ségolène Royal (avec laquelle je suis pourtant très souvent en désaccord) n'a pas hésité à rompre enfin avec le tabou que représente pour un socialiste français "le marché". Le marché, a t-elle dit, "est aussi naturel que l'air que nous respirons". Je n'approuve pas tout à fait la métaphore, mais cette fois ci j'en suis convaincu, le Parti Socialiste sera, enfin, après le prochain congrès (près de soixante ans après la fameux Bad Godesberg Allemand) un parti social démocrate.  

 

Autre dogme ayant passé une dure journée, la religion. Une dépêche AFP, nous apprend que Mère Térésa, doutait de l'existence de Dieu. "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas".

 

Même si le Monde dans lequel je vis me donne plus souvent envie de pleurer que de rire, hier, je dois avouer que j'ai esquissé un vrai sourire. Et si les choses pouvaient changer...

 

 

 

La haine...

Par bou :: 26/08/2007 à 3:21

 

La haine, c'est un peu comme la mort de l'autre.

On peut prier et souhaiter qu'elle n'arrive jamais,

 Le jour ou elle frappe, on ne peut pas lutter.

Après, un sentiment cède la place à un nouveau,

Et l'autre n'existe plus...

Vu, Lu, Entendu ...

Par bou :: 23/08/2007 à 12:23

Lu, hier sur le site du "Nouvel Obs", un sondage et le commentaire de Claude Askolovitch. Tous ceux qui nous expliquaient qu'il fallait désigner Ségolène Royal sur la foi des sondages, reconnaitrons sans aucun doute l'urgence à transformer le PS en Parti social Démocrate et à revoir le jeu des alliances de ce parti.

 

 

Extraits "L'AVANTAGE du désastre, c’est qu’il ne laisse pas de place au doute. Le PS doit changer, profondément, ou bien se résigner à végéter, cadenassé par un corpus idéologique lesté des évidences des années 70. Devenir moderne, recoller à la réalité et à l’opinion, ou bien péricliter, loin de son époque et d’un pays qui a bien changé… Le sondage SOFRES exclusif que nous publions, préparé par le Nouvel Observateur avec le groupe des Gracques, ces contestataires modernistes de la gauche révélés pendant la présidentielle, envoie aux dirigeants socialistes un message cruel : ils avaient faux, et sur toute la ligne. Le programme du PS... Un projet ringard, impraticable et tue-l’amour ! Les chiffres sont accablants: 68% des sondés jugent le programme socialiste "pas réaliste", 74 % "pas vraiment innovant", 62% "en décalage avec les aspirations des français"! Les sympathisants de gauche eux-mêmes n’arrivent pas à donner quitus à leurs favoris: ils sont ainsi 63% à acter le manque d’innovation, 51% à constater le manque de réalisme, et 49% à admettre le décalage avec l’opinion. Les électeurs socialistes sont bons enfants, qui ont voté pour leurs champions en dépit de ce qu’ils proposaient! Ce jugement seul suffirait à justifier une révolution interne. Mais quand on entre dans les détails, le tableau se durcit. Méthodiquement, des totems de la gauche sont renversés par les Français. L’axe stratégique majeur, l’incontournable union de la gauche, tabou du PS depuis le congrès d’Epinay de 1971? Une vieille lune, répondent les sondés, qui lui préfèrent une alliance socialo-écolo-centriste! La recherche d’un pacte PS-Verts-Modem a les faveurs de 44% des Français et surtout, réponse saisisante, de 43% des sympathisants de gauche… En face, 29% seulement des sympathisants de gauche prônent un «renforcement des liens" du PS avec le PC et l’extrême-gauche! La diminution de la durée du travail, mesure emblématique de la gauche depuis les années 70 ? Une incongruité, rejetée par 68% des sondés et 58% des sympathisants de gauche! Pire encore ? Des mesures engagées par le gouvernement Sarkozy, combattues par la gauche sur le mode de l’anathème, sont largement approuvées. Ainsi, l’alourdisement des peines contre les mineurs récidivistes, ou le service minimum dans les transports publics… Quant à la régularisation des sans-papiers, elle est rejetée par 56% des sondés. De quoi sabrer le moral des patrons du PS, au moment où s’engage la rentrée politique? Ou au contraire, de quoi -en fin- réveiller les éléphants. Car le sondage éclaire la claque électorale du printemps. L’inadéquation de la pensée et du discours de gauche n’était pas affaire de circonstances. Si la gauche veut revenir au pouvoir, il devient absurde, face à une opinion ouverte à des solutions innovantes, de s’accrocher à des fondamentaux obsolètes. Les Français...ne croient plus à la relance économique par les déficits ou les ristournes fiscales (le sarkozysme, ici, est jugé aussi daté que le socialisme) et préfèrent réduire la dette pour protéger les générations futures. Les voici raisonnables et adaptés. Epinay est enterré, Keynes est fatigué. Quant à Marx, qui est-ce? L’économie de marché, acceptée non sans mal par un PS perclus de mauvaise conscience antilibérale, est acceptée comme étant le "moins mauvais système", par 65% des sondés et 63% des sympathisants de gauche!



 

Vu, dans la presse encore, l'histoire de la photo du Président avantageusement retouché par Paris-Match, question de lui faire un joli ventre plat. Sarkozy menace t-il la liberté d'expression? Met-il la Presse à sa botte? Non, bien sur! Je ne le crois pas, je crois par contre que certains journaux n'attendent pas les ordres de l'Elysée, ils s'auto-censurent préalablement. C'est sans doute pire...

 


Entendu, enfin, et alors que tout le monde en parle depuis 6 mois, Amy Winehouse, "Rehab".

 

 

 

 

A la découverte de Liban...

Par bou :: 22/08/2007 à 18:09

Dimanche soir, Utopia, 22h...

 

- "Bonsoir, deux places pour la fille coupée en deux s'il vous plait !

 

- Ah... On a  un problème, là c'est la pellicule qui est coupée en deux, la séance est annulée

 

- Merde...et que peut-on voir d'autre à cette heure-ci ?

 

- Caramel...

 

- Alors deux places pour Caramel s'il vous plait".

 

Caramel c'est l'histoire d'un salon de beauté et de cinq femmes qui le fréquentent ou y travaillent. Cinq femmes, belles, Libanaises, et toute les cinq de confession ou de culture différente. Caramel c'est la Liban d'aujourd'hui (le film a été achevé à la veille de l'invasion du sud Liban par Israel), un Liban où l'on parle encore quelques bribes de français, un Liban où l'adultère ou le virginité avant le mariage sont encore taboo, où l'épilation se fait à l'aide de caramel chaud, un Liban où l'on ne peut pas réserver une chambre d'Hotel sans prouver que l'on est marié, mais aussi un Liban ou mieux qu'ailleurs (moins mal peut être) les différentes communautés (Chrétiennes et Musulmanes) vivent ensemble dans une relative harmonie.

 

Ce film c'est un énorme coup de coeur, à voir absolument! Un coup de coeur qui est mon second de l'année sur ce pays à l'histoire si complexe. Cette histoire, c'est la lecture du "Roman de Beyrouth", D'Alexandre Najjar, m'a permis de la saisir en prenant un plaisir immense. Un mélange entre Camus  (l'Etranger) et Garcia Marquez (Cents ans de solitude). L'histoire de trois générations d'une famille Libanaise,  d'hier à aujourd'hui. Un véritable régal !

 

Je rêve d'aller au Liban ...

 

 

 

Tout ce qui est excessif est insignifiant ...

Par bou :: 16/08/2007 à 1:07

Talleyrand ne pouvait mieux exprimer l'effet désastreux de la critique politique lorsqu'elle devient trop systématique et s'éloigne de tout impératif constructif ! Force est de constater que la vie politique française se dégrade et que les débats sur le fond sont de plus en plus relayés au second plan, au bénéfice de critiques indignes de leurs auteurs. Les dernières semaines ont malheureusement été une parfaite illustration de cette situation.  

 

Nous vivons depuis l'élection de N. Sarkozy un véritable déchaînement de ses opposants visant à dénoncer ses voyages (sur le Yacht de Vincent Bolloré ou dans la luxueuse villa de Wolfeboro), ses goûts de luxe, les absences de sa femme, la présence de sa femme, celle de sa famille etc...Le but? Officiellement, dénoncer des dérives que l'on juge choquantes; officieusement, faire parler de soi ! On ne recule devant rien, on nous fait le coup de "qui paye les vacances sur le Yacht?" puis celui de "qui paye les vacances dans cette maison dont la location pour une semaine est si onéreuse?", on lui reproche sa présence dans une église pour les obsèques de Mgr Lustigier, son goût pour le Fouquet's, et j'en passe... Cela a t-il une quelconque importance? Certains posent ouvertement la question du financement des vacances présidentielles et espèrent qu'elles ne coûtent rien aux contribuables...Qui peut, en toute sincérité, penser que le nouveau Président est à ce point stupide qu'il finance ses vacances avec les deniers publics, deux mois seulement après une première polémique portant sur la même question?! (Ceux qui, sans doute, oublient que Mazarine a été élevée aux frais de la République). Qui peut en toute sincérité penser que la présence du Chef de l'Etat aux obsèques du plus haut dignitaire religieux du pays est choquante? Qui peut affirmer avec sincérité qu'il s'agit d'une atteinte à la séparation des églises et de l'Etat et d'une menace pour la laicité?

 

Il faut pour rester crédible savoir rester modéré! "Tout ce qui est excessif est insignifiant" et les attaques rapportées le sont. De par leur caractère systématique et de par leur bassesse, elles perdent toute crédibilité et ont un effet dévastateur dans l'opinion! "A force de crier au loup, on fini par ne plus y croire" !

 

Quand les responsables politique de tous niveaux prendrons t-il conscience de cela ? Qui rabaisse la vie politique ? Qui compromet le débat de fond en se consacrant à la forme (qui importe tellement moins)? La critique ayant portée sur la forme, personne ou presque n'a relevé le caractère inutile, inadapté et surtout mensonger de la réforme instaurant ce que l'on appelle faussement, "les peines automatiques". Tout cela passe au second plan. (Faut-il rappeller que l'opposition (comme la majorité) bénéficie d'un temps de parole limité et que parler une minute des vacances de Sarkozy, c'est perdre une minute pour parler de la réforme des universités ?)

 

 A quand une opposition responsable et constructive qui ne perde pas son temps à se perdre dans des polémiques inutiles ?! A quand une opposition qui cessera de faire de la critique paillette, ne faisant ainsi qu'imiter une attitude qu'elle dénonce?! A quand une opposition crédible et digne ?!?!?!

 

La caricature et le manichéisme sont les pires maux qui puissent être en matière politique ! On ne gagne pas une élection et l'on ne change pas un pays en opposant les uns aux autres (les riches aux pauvres, les "travailleurs" et les "patrons") mais en rassemblant (et l'on commence par rassembler son camp - plutôt que de le diviser en opposant de "soi disant" bobos ou sociaux libéraux à d'autres, qui seraient de "véritables hommes et femmes de gauche".)

 

Combattons les idées et non les personnes! Respectons les personnes! Celles de sa famille et celles qui n'en font pas partie. Une vie politique saine, et démocratique, n'est pas une vie politique débarassée de l'opposant comme semblent le souhaiter certains. Une ville parfaite n'est pas une ville ou l'on ne croise plus un homme de droite (fût-il en Range Rover, portant des lunettes Prada et fumant son cigare*) !

 

 

* Etre de gauche, ce n'est d'ailleurs pas maintenir chacun dans son niveau de vie modeste. Etre de gauche c'est donner à chaque individu les moyens de se construire une vie qui lui permette de porter des lunettes Prada, de fumer des cigares, de dormir au Fouquet's ou de passer ses vacances sur un Yacht s'il y trouve son bonheur ...

Interviews ...

Par bou :: 10/08/2007 à 2:41

Interview c'est le remake américain d'"Interview", un film du réalisateur néerlandais Théo Van Gogh (neveu de Vincent) un extrémiste de droite, assassiné par un autre extrémiste (religieux celui-ci) pour des propos trop vifs tenus sur l'islam dans un film. Interview c'est une parfaite transition entre le théatre et le cinéma (délaissé pendant quelques semaines). Un huit clos, deux personnages, trois caméras numériques (une pointée sur chaque acteur, la troisèime étant consacrée à un plan plus large). Hormis les acteurs, Sienna Miller et Steve Buscemi (également réalisateur) seuls quelques détails changent (dont la fin, malheureusement un peu édulcorée). Pas envie d'en dire plus, si vous avez vu l'original aucun intérêt de voir ce remake tant il est proche de l'original. Si tel n'est pas le cas courez le voir ! Vous aimerez nécessairement ce film (même sans être fan de cinéma d'auteur - Comme le résume assez bien Anaîs : "Une heure et demi, deux personnages, trois caméras, une seule pièce, des sous-titrages...et on ne se fait même pas chier !")

 

""Et si vraiment Dieu existait, Comme le disait Bakounine, Ce Camarade Vitamine, Il faudrait s'en débarrasser"*

"Interview" étant fini c'est d'une autre interview dont j'ai envie de parler. Celle, mythique, réalisée par  François René Christiani le 6 janvier 1969 et réunissant Brassens, Brel et Ferré...rien que ça ! L'entretien en lui même est assez décevant, tout est très convenu, très (trop) propre, lisse et l'on n'apprend finalement que très peu de choses. Pourquoi donc parler de cet entretien ? Car je connaissais Brel, je connaissais Brassens, mais en écoutant ces trois là parler pendant une heure, j'ai réalisé que sorti des classqiues "Anarchistes", "Avec le temps" ou "Jolie Môme", je ne connaissais pas Ferré. Quelques jours et quelques téléchargements plus loin, j'ai pris une immense claque en écoutant "la solitude", "Ni dieu ni maitre", *"le chien", "la mémoire et la mer", et tant d'autres encore... Une question me vient à l'esprit : Comment ai-je pu passer à coté de Ferré pendant 26 ans ?

 

 

Tagué !

Par bou :: 02/08/2007 à 23:38

Savez-vous ce qu'est un tague ? Non ? Et bien moi, je ne le savais pas il y a encore une heure (Cela n'a rien à voir avec un dessin plus ou moins bien réussi sur une rame de métro ou sur la porte de mon immeuble).

 

Le tague c'est un peu comme un "Chain mail" ou l'on vous explique qu'il faut transmettre un e-mail à 25 personnes sous peine de ne plus avoir de rapport sexuel de toute votre vie, ou de mourir d'un cancer dans les 25 secondes qui suivent. La différence entre le Tague et le mail c'est que le tague c'est ce genre de concept, mais appliqué aux blogs. Une fois tagué, vous devez sur votre blog, avouer à vos lecteurs 5 choses que vous n'avez jamais écrites auparavant, puis taguer 5 autres blog en déposant votre post en commentaire. 

 

Premier tague donc ! Je réponds. Pas sur de le faire à chaque fois (Pour être parfaitement honnête, merci Fann de m'avoir tagué car je voulais écrire un truc, sans n'avoir rien à dire...Voilà un prétexte !).

 

 

1 - Le matin quand je me lève, je vais voir si j'ai de nouveau com' sur mon blog, et je fais un tour de mes blogs préféré question de voir s'il y a du nouveau...( Joss, Claire, Stpeh, Marion...et Cyril quand il n'est pas en grève de blog comme depuis un mois).

 

2 - Hier soir, je suis allé voir "Interview" à Utopia avec Anais (Objet du prochain billet - Le film, pas Anais).

 

3 - Depuis que Dam est venu habiter ici quelques jours je regarde MCM et j'ai découvert quelques trucs sympa (et pas mal de grosses merde aussi - "J'inventerai des mots...car ceux de mon cerveau ne sont plus à la hauteur")! Merci Dam donc, pour Keny Arkana ou pour "A la bien" de Soprano.

 

4 - je vais sans doute courir le marathon de Paris au printemps prochain (Enfin, jaimerai bien...)

 

5 - Le dernier truc que je fais le soir (ou le matin en ce moment) avant de me coucher, c'est de regarder combien de personnes sont passées sur ce blog dans la journée...

Depuis combien d'années Freud est-il mort ?

Par bou :: 29/07/2007 à 1:59

Une frénésie en remplaçant une autre et la frénésie du festival étant terminée, je me plonge à nouveau dans l'excès d'information question de compenser les quelques semaines passées loin de l'actualité de notre planète (celle-ci ayant été remplacée momentanément par une certaine forme de fiction). D'entrée, grosse claque en regardant l'édition du soir du journal de LCI, en tombant sur un version assez particulière de "surprise sur prise".

 

Un reportage est consacré à une émission de TV américaine dans laquelle le but du jeu est de piéger des pédophiles. Ces derniers sont contactés par internet par une association de lutte contre la pédophilie qui se fait passer pour une jeune fille mineure. L'association attire alors le présumé délinquant dans une maison truffées de caméras et de micro qui vont enregistrer l'homme qui, guidée par une voix juvénile va d'abord se déshabiller puis être invité à rejoindre celle qu'il croit être une fille de 14 ans. En franchissant un porte il va découvrir, au mieux, un présentateur télé, au pire, une équipe de policiers.

 

L'une des scènes intégrées au reportage de la chaine info montre un homme nu, qui ouvrant la porte se retrouve né à né avec le présentateur. Ce dernier après avoir invité l'homme à passer une serviette au tour de la taille, le fait asseoir et lui fait la morale pendant de longues minutes. "Que se passe t-il dans ta tête ? Mais enfin, ce que tu fais est abject ! Tu trouves ça normal ?! Etc...". Le présentateur met ce "pauvre type" plus bas que terre et l'on explique au "piégé" et aux télé-spectateurs que le pédophile a son libre arbitre, qu'il a fait un choix, et qu'il s'agit évidemment d'un mauvais choix.

 


Parallèle avec un passage du "Traité d'athéologie" de Michel Onfray, lu, par hasard l'après-midi même...Extraits : (p. 84 et s.)

 


Dans la religion chrétienne, "Le violeur d'enfant est libre il a le choix entre une sexualité normale avec un partenaire consentant et une violence ahurissante avec des victimes détruites pour toujours. En son âme et conscience, doté d'un libre arbitre qui lui permet de vouloir ceci ou cela, il préfère la violence...Au tribunal on peut lui demander des comptes, vaguement l'écouter, ne pas l'entendre et l'envoyer passer des années en prison ou il se fera violer en guise de bienvenue avant de croupir dans une cellule d'ou on le sortira après avoir négligé sa maladie.

 

Qui accepterai d'un hôpital qu'il enferme un homme ou une femme à qui l'on découvrirait une tumeur au cerveau - pas plus choisie qu'un tropisme pédophilique - dans une cellule, l'exposant à la violence répressive de quelques compagnons de chambre entretenus dans la sauvagerie éthologique d'un confinement cellulaire avant de l'abandonner un quart de son existence, au travail du cancer, sans soins, sans souci, sans thérapie ?

 

Cette collusion entre libre arbitre et préférence volontaire entre le Bien et le Mal qui légitime la responsabilité, donc la culpabilité, donc la punition, suppose le fonctionnement d'une pensée magique ignorant ce que la démarche post-chrétienne de Freud éclaire avec la psycanalyse et d'autres philosophies qui mettent en évidence la puissance des déterminismes inconscients, psycologiques, culturels, sociaux, familiaux, éthologique, etc."

 


Depuis combien d'années Freud est-il mort ? Et Durkheim ? Et Spinoza ? Et tous les autres...

Je fais des films parce que je n'arrive pas à vivre les choses ...

Par bou :: 27/07/2007 à 20:32

 

Voilà c'est fini ... Denière du "Roi Lear" ce soir dans la Cour d'honneur et j'ai même pas réussi à avoir une place, dernière soirée (de folie j'espère) au bar du "In", une ou deux dernières pièces demain, derniers demi-citrons qui vont être consommés en terrasse des cafés avant d'être remplacés par le traditionnel demi-pêches, dernières affiches du "Off" qui vont être décollées ce week-end, derniers rappatriés de Guyanne, du Vénézuela de Bretagne ou encore de Blegique qui vont à nouveau nous quitter. Fin de vacances.

 

Heuresement il reste Benjamin Biolay et Avignon au mois d'Aout...

 

Une rumeur persistante...

Par bou :: 25/07/2007 à 3:15

 Peut-on rire de tout ? "Oui mais pas avec n'importe qui" répondait P. Desproges. Si l'on posait la question suivante: Le spectacle d'Alévèque est-il drôle ? Je répondrais sans doute oui, mais pas pour tout le monde. Les deux heures sont passées plutôt vite, quelques blagues un peu faciles, quelques travers propre au "One Man Show", mais tout le monde en prend pour son compte et c'est franchement politiquement très incorrect au point que les passages les meilleurs sont sans doute ceux ou l'on ne rit pas, par honte de rire sur un mot horrible, ou par surprise devant la violence du propos. Le petit Nicolas, Ségolène, la doite, la gauche, la religion (qualifiée si justement de "rumeur persistante") les écolos, les non-fumeurs, la mairie d'Avignon, tout y passe ! Snobisme ou pas,(1) je n'aime pas les One Man Show en général. Je n'y suis allé que pour faire plaisir à Clémence, mais force est de reconnaître que c'était bien. Cela dit, si vous êtes une femme, de droite, écolo, croyante, féministe et non-fumeuse, il vaut peut être mieux aller voir autre chose...

 

Une autre rumeur persistante court les rues d'Avignon depuis quelques jours, "Mefisto for ever" (mis en scène par Guy cassier, à 21h30 à l'Opéra) serait une des meilleures pièce du "In" cette année... Chance, il restait même des places pour la dernière hier soir ! L'histoire c'est celle du directeur d'un théatre dans l'Allemange Nazi qui est confronté au choix de fuir ou de collaborer avec le régime. Il fait le choix de combattre le régime de l'intérieur et tente d'éveiller les consciences par le théatre...ce combat s'avérera très vite illusoire. Bien que le thème de base ne soit pas le même, on en peut s'empêcher de penser à "La vie des autres", certes l'Allemanage est nazi et pas comuniste, on est avant et pendant la guerre, pas après, mais les personnages sont les mêmes : Le metteur en scène mis au placard, le ministre de la culture omniprésent, la maîtresse de ce dernier (comédienne) et la censure qui s'installe petit à petit ...

 

Une vrai belle pièce, un beau texte, une très belle mise en scène, une utilisation mesurée et parfaitement maîtrisée de la vidéo. Le tout, vraiment très esthétique, a reçu une belle ovation...Un seul problème et de taille, le texte en néerlandais est très mal sous-titré sur des panneau de moins d'un mètre de large et de 30 cm de haut. Au final vous passer les trois quart du temps à lire les sous-titres trop petits qui ne sont pas dans l'axe de la scène et vous perdez donc une grande partie de l'intensité du jeu et de la mise en scène... dommage.

 

 

 

 

Pour finir, une rumeur court selon laquelle personne ne parviendrait à trouver l'auteur des paroles qui suivent ...

"Nom: Peggy Sue
âge: 21
retrouvée nue
sur le chemin
par l'agent Kowalcksik
dans un état critique
en position foetale
près du terminal"

(1) C'est ma période citation de blog

Pause ...

Par bou :: 22/07/2007 à 2:59

 

Ce qui marque d'abord ce sont les odeurs. L'odeur de la terre fraîchement arrosée dans la cour de la maison, du chèvrefeuille dans la rue du vieux four et puis celle du chlore à la buvette de la piscine municipale... Ensuite viennent les images. Le coucher de soleil derrière l'église, le Ventoux, dominateur, qui embrasse tout le village, l'enseigne lumineuse de la cave (que certains touristes prennent pour un sex shop, vue de la coline St Antonin). Enfin il y a les lieux, si particuliers. le vieux cimetière (en travaux), l'escalier si pentu et étroit qui conduit de sous l'église à la "grand rue", la place devant la camping "la pinède" avec les touristes qui jouent au tennis, et puis le chemin de terre rouge qui longe "le camping de la Garenne"...

 

Bref retour aux sources, le temps d'une soirée; ça fait du bien ...

Paris pari ...

Par bou :: 20/07/2007 à 12:47

 Avignon devient l'espace de trois semaines le XXI ème arrondissement de Paris. "Tout le monde se fait deux bises*" on trouve "Le Monde" en début d'après-midi, on boit des demi-citrons en terrasse et, comme hier soir, des personnes à qui l'on demande si elles ont vu le spectacle de Christophe Alévèque répondent : "oui, enfin ... pas ici mais en province !"

 

Comme on fait les mêmes choses qu'a Paris, hier soir à 22h, Christophe Alévèque avait réuni quelques centaines de personnes pour reprendre dans la ville de la chanteuse à la renommée internationale, Mireille Mathieu, son fameux tube (remis à la mode par la famille Sarkoziste lors du soir de l'éléction du petit Nicolas) "les mille Colombes", évènement ayant déjà au lieu à deux reprises dans la capitale.  Ce qui était relativement drôle sur le coup est vite devenu un cauchemard au fil de la soirée, s'empêcher de fredonner "que l'amour soit sur la terre ..." relevant vite de la gageure.

 

La soirée s'est finalement terminée autour d'un verre et avec un pari, perdu par Alévèque, ce qui me fait gagner un place pour le spectacle de dimanche soir...

 

P. S.

 

A 18 h 30 ce soir, Apéro sur l'île de la Barthelasse, au bord de la Seine (du Rhône pardon), venez nombreux, avec un truc à boire, rendez-vous sur le chemin des berges !

 

Patty Diphusa ...

Par bou :: 18/07/2007 à 14:15

Patty Diphusa c'est sans aucun doute la pièce que j'attendais de voir avec le plus d'impatience cette année! J'avais très envie de voir cette pièce et j'avais encore plus envie de l'aimer. Un personnage inventé par Almodovar, produit par les frères Cantona (que l'on ne peut qu'idolâtrer quand on est un homme de 26 ans) le tout au "théatre du Chêne Noir" (sans doute l'un des plus beaux d'Avignon). Trois bonnes raisons pour aimer cette pièce, trois bonnes raisons qui n'auront malheureusement pas suffit.

 

Patty Diphusa c'est donc un personnage créé par Almodovar dans des chroniques pour un hebdo espagnol dans les années 80. Celles-ci sont compilées et racontent la vie de l'héroine (le double féminin de Pédro Almodovar), une actrice porno, icône de toute une génération. C'est à peu près tout ce que je peux raconter sur cette pièce que je n'ai pas compris... Tout au plus est-il possible de ressortir une réplique qui est à mon avis assez réprésentative de l'heure et demi de spectacle..."Quand je vais à une remise de prix, je mange du pot au feu".

 

Niveau émotion...le néant ! Rien ! une salle aux 2/3 vide (après déjà dix jours de festival, c'est pas très bon signe) et des gens déçus à la sortie dans leur grande majorité... Je suis passé à coté de cette pièce (ou elle est passée à coté de moi). D'autres, qui ont du comprendre, ont aimé... 

 

J'avoue pour conclure que je ne peux même pas vous inciter à aller vous faire votre propre idée...

 

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